Rachid Temal, le mal-aimé du Parti socialiste

Rachid Temal, sénateur socialiste du Val-d’Oise et actuel « coordinateur » du PS, le 19 décembre, au Sénat.

 

Pâtissant d’une image d’« apparatchik » et d’« expert en combines », le coordinateur du PS crispe de nombreux cadres de sa formation.

Parlez quelques minutes avec un responsable du PS, il y a de grandes chances pour que celui-ci cite spontanément Rachid Temal. Qu’on en dise un peu de mal – cela arrive – ou qu’on reconnaisse ses qualités de gestionnaire – c’est moins fréquent –, ce natif du Val-d’Oise n’indiffère pas vraiment dans le parti à la rose.

A l’inverse, si vous évoquez son nom devant un ami, un membre de votre famille, voire un sympathisant socialiste, il y a fort à parier cette fois que votre interlocuteur ne verra pas bien de qui vous parlez. C’est tout le paradoxe de Rachid Temal, omniprésent dans les affaires du PS, jusqu’à en être désormais son seul représentant légal, il peine à sortir de l’ombre.

Le 30 septembre, quand Jean-Christophe Cambadélis a officiellement lâché les rênes du parti d’Epinay, M. Temal est devenu « coordinateur » du PS, un poste créé spécialement pour l’occasion, qui lui confère un rôle de premier ordre. Depuis, c’est lui qui ouvre chaque semaine les bureaux nationaux, où est assurée la direction du parti et où il a dû mettre à l’ordre du jour des dossiers brûlants.

En un trimestre, il a fallu décider de la vente du siège parisien de la rue de Solférino, trouver un accord sur le plan social, mettre en œuvre des « forums de la refondation », exclure l’ancien candidat à la primaire de la gauche Gérard Filoche pour son retweet d’une caricature antisémite, puis Olivier Dussopt pour son entrée au gouvernement comme secrétaire d’Etat chargé de la fonction publique. Autant d’affaires dans lesquelles celui que pas grand monde n’avait vu venir a mis son grain de sel.

« Il fait tout en loucedé »

« Je fais office de premier secrétaire, je le suis par intérim. J’en ai les mêmes responsabilités et les mêmes devoirs », explique-t-il. Nul doute que cette affirmation va crisper au PS. A l’automne, au moment où il a fallu penser à la succession de M. Cambadélis en attendant la réunion du congrès au printemps prochain, des dirigeants…

Source :

lemonde

Be the first to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published.


*


17 + five =