Affaire Hulot : Autain regrette le “défaut de cohérence” de Schiappa

Image : Nouvelobs

 

La tribune de Marlène Schiappa suite à l’affaire Hulot n’a pas échappé à Clémentine Autain. Invitée sur BFMTV, dimanche 11 février, la députée de La France insoumise s’en est prise à la secrétaire d’Etat à l’Egalité entre les femmes et les hommes, regrettant un “défaut de cohérence” dans l’affaire Hulot. Un peu plus tôt dans la matinée, Marlène Schiappa a, en effet, réagi dans le “Journal du Dimanche” aux accusations de violences sexuelles visant son collègue au gouvernement, Nicolas Hulot.

Les délais de prescription en question

Pour Clémentine Autain, le discours de Marlène Schiappa est incohérent. Dans le cadre du projet de loi contre les violences sexuelles, la secrétaire d’Etat, Marlène Schiappa, défend l’allongement du délai de prescription dans les cas de violences sexuelles, de 10 à 20 ans. Un combat qu’approuve Clémentin Autain :

“Le mieux, c’est que les femmes aient le courage d’aller porter plainte, ça c’est le plus important.”

Mais ce que la députée “insoumise” regrette, c’est l’absence de référence – et de cohérence – par rapport à ce projet de loi. Selon Clémentine Autain, si cette mesure avait existé à l’époque de la plainte déposée contre Nicolas Hulot, et dont le délai de prescription était tout juste dépassé, le ministre de la Transition écologique aurait pu être inquiété. D’où l’importance, selon elle, de l’évoquer pour ce cas précis.

Dans sa tribune, Marlène Schiappa avait également considéré que l’article du magazine “Ebdo” sur Nicolas Hulot était “irresponsable”. A l’inverse, Clémentine Autain laisse sous-ententendre son approbation à l’enquête :

 “Je pense que si la presse a des éléments à des moments donnés, voilà. Les médias ont un rôle à jouer pour permettre à cette parole d’émerger. Après, bien entendu, c’est aux tribunaux à faire leur travail.”

“Deux poids, deux mesures”

Interrogée également à propos des dénonciations dont font l’objet le ministre de l’Action et des Comptes publics Gérald Darmanin, Clémentine Autain a appelé au respect de “la séparation des pouvoirs”, mais dénoncé la position “deux poids, deux mesures” du gouvernement sur les deux affaires, Darmanin et Hulot et l’affaire des emplois fictifs au MoDem en juin dernier :

“Je n’accepte pas que ce gouvernement commente ces affaires en disant : ‘J’apporte ou je renouvelle toute ma confiance vis-à-vis de Gérald Darmanin ou vis-à-vis de Nicolas Hulot.’

Si vous dites que la justice doit faire son travail, le Premier ministre et les ministres n’ont pas à prendre part dans cette affaire-là.”

La cheffe de file “insoumise” a comparé le traitement de ces deux affaires avec les soupçons d’emplois fictifs sur les assistants des europarlementaires du MoDem, en juin dernier. A l’époque, trois ministres avaient démissionné  : François Bayrou, Marielle de Sarnez et Sylvie Goulard. Une situation radicalement différente aujourd’hui, selon Clémentine Autain :

“Quand il y a eu des soupçons d’emplois fictifs, même pas d’enquête ouverte, il y a trois ministres qui ont pris la porte du gouvernement. Là, il s’agit de faits qui concernent l’atteinte à la dignité des personnes et des crimes. Il y a deux poids, deux mesures, de la part du gouvernement et je pense que l’attitude n’est pas cohérente.”

Source :

Nouvelobs

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