Les Bleus champions du monde ? Pourquoi il faut y croire

Les vice-champions d’Europe abordent la Coupe du monde avec un effectif jeune et brillant, un fort soutien populaire et des ambitions débordantes. De quoi rêver à un avenir radieux.

Si l’équipe de France va loin dans ce Mondial, comme elle en a l’ambition et les moyens, cela passera par de bonnes performances de sa jeunesse triomphante, notamment incarnée par Kylian Mbappé et Ousmane Dembélé.

 

C’est l’heure pour les Bleus ! La Coupe du monde, ils en rêvent depuis l’enfance. C’est désormais une réalité tangible, avec ce premier match face à l’Australie dès samedi. L’horizon n’est pas dégagé jusqu’à Moscou et la finale du 15 juillet, mais les coéquipiers d’Hugo Lloris ont le devoir de croire en leur destin. Celui de décrocher une deuxième étoile, 20 ans après le sacre de 1998. Ils en sont capables. Et on en a tant envie.

Ils sont jeunes et bons

La France ressemble un peu à une classe biberon avec un seul défenseur qui dépasse les 25 ans (Adil Rami) et une attaque où Ousmane Dembélé (21 ans) et Kylian Mbappé (19 ans) sont tellement rapides qu’ils n’ont pas encore eu le temps de passer leur permis de conduire. Avec seulement cinq trentenaires sur 23 joueurs, peu de nations rivalisent question vitalité et fraîcheur. « La jeunesse, ça peut être une force car on peut apporter de l’insouciance, assure Mbappé. L’insouciance permet de penser à autre chose quand la pression est présente ».Mais la valeur n’attend point le nombre des années et les Bleus débarquent en Russie guidés par Raphaël Varane, qui vient de remporter une troisième Ligue des champions de rang avec le Real, et Antoine Griezmann, double buteur en finale de la Ligue Europa pour l’Atlético de Madrid. Huit autres joueurs sont devenus champions cette saison en France, en Italie, en Angleterre, en Espagne ou en Allemagne. Le parfum de la victoire est enivrant. Il pourra les guider jusqu’à Moscou.

Ils ont une belle cote d’amour

On a vibré en 1998 et on ne se lasse pas des hommages qui se multiplient pour commémorer la victoire de Saint-Denis. Mais les moins de 20 ans ont aussi le droit de vivre ces folles euphories estivales, ces instants de grâce suspendus où l’on embrasse des inconnus en hurlant merci « Hugo », « Kylian » ou « Nabil ». Et honnêtement, « Grizou président » sur l’Arc de Triomphe, cela aurait aussi de la gueule.

Les cendres de Knysna sont froides et plus rien ne semble vouloir barrer la route de la gloire aux Bleus. Les sondages ne cessent d’ailleurs de faire grimper les courbes de leur cote d’amour auprès des Français. « On sent les gens derrière nous, ça nous donne vraiment envie de tout donner pour leur rendre cette confiance, sourit Mbappé. On ne veut pas tout gâcher et tout faire ce qu’il faut pour rendre la France fière ».

Ils possèdent une attaque de feu

« On construit les succès sur la défense… » L’antienne est éculée mais fonctionne toujours.Inquiétant lorsqu’on vient de prendre huit buts en six matchs ? Peut-être. Mais cette fois-ci, l’équipe de France aura toujours de quoi mettre un but de plus l’adversaire. Un autre poncif mais pas que. Griezmann a le potentiel d’un Ballon d’or mais a le malheur d’être né juste après Cristiano Ronaldo et Leo Messi. Mbappé est programmé pour leur succéder, et la planète football salive déjà des arabesques du n°10 tricolore.

« Je voulais ce numéro 10 (NDLR : celui de Platini et Zidane), il était libre et personne à l’horizon. Je l’ai pris et je joue avec », martèle le petit génie parisien. Les deux stars peuvent s’appuyer sur Olivier Giroud, le meilleur buteur en activité sous le maillot tricolore (31 buts) ou sur Ousmane Dembélé, le feu follet que Barcelone a tout fait pour attirer la saison dernière. Deux styles, deux ambiances mais une forme d’assurance dans l’efficacité. Sur le banc, Deschamps pourra encore compter sur Thomas Lemar, Nabil Fekir ou Florian Thauvin. Un arsenal sans égal dans la compétition.

Ils avancent masqué

Même Didier Deschamps le dit. Le Brésil, l’Allemagne et l’Espagne, malgré son changement baroque d’entraîneur, sont les grands favoris du Mondial. « Ils débutent avec l’objectif légitime de gagner, glisse le sélectionneur. Ces pays ont des joueurs qui sont en place depuis de longues années et ont l’habitude de ces grands tournois ».

La thèse de l’expérience se tient mais les Bleus restent malgré tout sur un quart de finale mondial perdu face aux futurs champions du monde allemands en 2014 et une cruelle défaite en finale de l’Euro 2016, contre le Portugal. Deux essais qui méritent d’être transformés. La France affichait bien moins de certitudes il y a 20 ans au moment de se lancer vers son Graal. On connaît la suite.

Ils ont un guide nommé Deschamps

Les Bleus sont habités par une foi en eux-mêmes qui détonne par rapport à la langue de bois officiel en vigueur chez le sportif français. « Peu importe le style ou qui marque, je veux gagner cette Coupe du monde », glisse sans détour Griezmann, boosté à l’ADN du succès. La Fédération française a fixé l’horizon des demi-finales mais là encore, il s’agit d’alléger la valise censée les accompagner jusqu’au bout.

Ce réalisme est aussi incarné par un Didier Deschamps, le plus beau palmarès du football français. Le sélectionneur reste le meilleur à ce jour pour transmettre un esprit collectif et compétitif. Grâce à lui, tous les rêves Bleus appartiennent au champ des possibles.

Source :

Le parisien

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