Le grand retour des Cosaques : “Nous sommes la meilleure part de la nation russe”

Image : Nouvelobs

 

A quelques jours de l’élection présidentielle, “l’Obs” consacre un dossier spécial à la Russie sous Poutine, à lire dans le magazine en kiosque, et à découvrir chaque jour sur notre site. 

Vadim a 12 ans, une bouille d’ange et un patriotisme de vieux combattant chevillé au corps. Le petit garçon porte l’uniforme et un masque à gaz en bandoulière, comme tous les élèves de plus de 10 ans de cette école militaire de quartier. C’est la règle. Comme eux, il apprend à défiler, à démonter et à remonter une kalachnikov en un temps record, à ramper dans les tranchées, à se battre à mains nues.

Certains ont choisi la section forces spéciales, d’autres, la Garde nationale ou encore le parachutisme… Vadim, lui, a opté pour la filière Cosaque, en pleine renaissance dans cette Russie tournée vers son passé qui a fait de ces guerriers de l’époque tsariste ses nouveaux héros.

Le ruban de Saint-Georges – symbole nationaliste – épinglé sur la poitrine, le blondinet veut devenir hetman, un chef suprême dans la hiérarchie de ces chevaliers de la région du Don. “Et tu y arriveras”, rugit l’instructeur cosaque, un colosse au visage grêlé, en lui envoyant une bourrade virile.

Source :

Nouvelobs

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