Fiasco des nouveaux Vélib’ : Smovengo se défend et blâme son prédécesseur JCDecaux

Image : Nouvelobs

 

Mis en cause dans le retard des nouveaux Vélib’, Smovengo lance sa contre-attaque. Dans un communiqué publié dimanche 11 mars, le groupe, qui vient d’écoper d’un million d’euros de pénalités pour le mois de mars – 3 millions d’euros depuis janvier –, règle ses comptes avec son prédécesseur, JCDecaux, et dénonce les “insuffisances” administratives du syndicat gestionnaire.

Le service Vélib Métropole “n’est pas totalement opérationnel et nous le regrettons”, indique le groupement (Indigo, Mobivia, Moventia, Smoove) chargé de déployer le service de vélo en libre-partage dans Paris et sa banlieue.

S’il reconnaît des “dysfonctionnements” et des “ratés [qui] tiennent pour l’essentiel au fonctionnement des stations sous batterie”, Smovengo estime qu’une “bonne partie de ces critiques ne sont pas fondées”.

“Chaque heure qui passe, nous travaillons d’arrache-pied pour améliorer les choses. Encore faut-il qu’on ne nous mette pas des bâtons dans les roues.”

“Chez JCDecaux, la perte du contrat a du mal à passer”

Pointant les “chantiers vastes et complexes” qu’il mène dans le monde, le consortium a d’abord pris JCDecaux pour cible, affirmant que “vouloir faire croire que Smovengo est une société inexpérimentée est une absurdité”. Le codirecteur général de JCDecaux, Jean-Charles Decaux, avait affirmé jeudi que Smovengo n’était pas “à la hauteur des enjeux”.

Rappelant les “recours juridiques (tous perdus !)” et les “manœuvres dilatoires” du groupe concurrent, le communiqué pointe “l’important retard pris par JCDecaux dans le démontage des stations” : “Encore aujourd’hui, il [JCDecaux] multiplie les déclarations agressives et mensongères. Ses propos sur l’électrification démontrent un manque d’information ou un amateurisme assez confondant.”

“Apparemment chez JCDecaux, la perte du plus grand contrat de vélos en libre-service au monde a du mal à passer.”

“La totalité du service déployé cet été”

Smovengo s’attaque ensuite au Syndicat Autolib Vélib Métropole (SAVM) et sa “gestion administrative [qui] a souffert de graves insuffisances”, avec des retards et des lourdeurs, alors que le “sous-sol parisien se révèle beaucoup plus complexe que ne l’imaginait le SAVM”.

Il évoque ainsi un retard de trois mois dans l’envoi du contrat, “six semaines perdues” pour valider les designs, des cahiers des charges techniques fournis qui “n’étaient pas complets”, des adresses définitives de stations non transmises, avec en outre “plusieurs semaines” de retards d’Enedis qui gère le raccordement électrique.

Le calendrier contractuel “prévoyait 525 stations et non 700 au 1er janvier”, affirme également le groupement, selon lequel plus de 500 stations seront installées fin mars, près d’un millier fin mai/début juin et “la totalité du service sera déployé cet été”… “si tous les problèmes et erreurs listés ci-dessus sont enfin résolus, au moins en partie”, insiste le groupe.

“Les Franciliens disposeront très bientôt du meilleur service de vélo partagé au monde. Ils méritent la vérité pour mieux comprendre cette situation transitoire.”

Dans un bref communiqué, le Syndicat d’élus a réaffirmé être “chaque jour aux côtés de Smovengo pour l’aider à lever les difficultés de pilotage du marché”.

Source :

Nouvelobs

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