Politique. Un an de présidence Macron en 12 mots

Source : ouest-france

 

Théâtral, viril, européen, fan (de Johnny)… Voici douze mots qui résument la première année de présidence d’Emmanuel Macron.

Élu le 7 mai 2017 président de la République, Emmanuel Macron prenait ses fonctions une semaine plus tard, le 14 mai. À quelques jours de l’anniversaire de sa première année de président, voici douze mots, douze moments qui l’ont marquée.

Théâtral

Élu deux heures plus tôt 8e président de la Ve République, le plus jeune jamais parvenu à l’Élysée, Emmanuel Macron prononce son discours de victoire devant la pyramide illuminée du Louvre, un décor théâtral et inédit. L’image fait le tour du monde.

Viril

Jointures blanchies, mâchoire serrée, le regardant droit dans les yeux, Macron serre de toutes ses forces la main de Donald Trump, qui aime broyer celles de ses interlocuteurs. Cet insolite duel de poignée de main, le 25 mai à Bruxelles, marque le début d’une relation cordiale entre ces deux outsiders du monde politique.

Planétaire

Quelques jours plus tard, le 1er juin à minuit, deux heures après l’annonce par Trump du retrait des États-Unis de l’accord de Paris sur le climat, Emmanuel Macron lance en anglais ce contre-appel qui parodie le slogan de campagne du président américain : « Make our planet great again » (« Rendez sa grandeur à notre planète »). Son tweet est le plus retweeté des tweets français et la vidéo affiche 13 millions de vues.

Chef

« Je suis votre chef » : le 13 juillet, c’est par cette phrase qu’il rappelle sèchement à l’ordre les militaires, après des critiques publiques de ses choix budgétaires. L’attaque vise principalement le chef d’état-major Pierre de Villiers qui s’est indigné devant des députés de la baisse du budget de la Défense. Humilié, il démissionne quatre jours plus tard.

Solennel

Le 15 septembre, la mise en scène est inédite à l’Elysée : assis à son bureau, Emmanuel Macron signe en direct devant la caméra la loi de moralisation de la vie politique, la première grande réforme du quinquennat. Ce cérémonial solennel rappelle les signatures de lois des présidents américains à la Maison blanche. Et contribue à asseoir l’autorité du jeune président.

Européen

L’auditorium de la Sorbonne est plein le 26 septembre pour accueillir le « grand discours sur l’Europe » dans lequel Emmanuel Macron présente son ambition pour « refonder l’Union européenne ». « Nous sommes bousculés, l’audace est notre seule réponse », lance-t-il.

Familier

L’image bien policée d’Emmanuel Macron est ébréchée lorsqu’il lance, le 4 octobre à Égletons (Corrèze), où des salariés de l’entreprise GM & S manifestent : « Certains, au lieu de foutre le bordel, feraient mieux d’aller regarder s’ils ne peuvent pas avoir des postes là-bas ». La formule provoque des réactions en cascade sur les réseaux sociaux. Emmanuel Macron se défend d’avoir voulu « humilier » en utilisant ce mot « populaire », selon lui, après ceux de « fainéants »ou « cyniques ».

Assumé

« Sur tout, je fais ce que j’ai dit » : la formule fait mouche ce 15 octobre 2017 pour la première interview télévisée, sur TF1, du président, qui connaît alors un trou d’air dans les sondages. En plus d’assumer son action, il annonce qu’il va continuer « avec le même rythme et la même détermination » son programme de « transformation radicale » de la France.

Jouteur

À Ouagadougou, devant 800 étudiants avec qui il débat à bâtons rompus, Emmanuel Macron, souriant et combatif, alterne pédagogie passionnée et ironie mordante pour les appeler à résoudre eux-mêmes les problèmes de leur pays sans attendre l’aide française. Car « il n’y a plus de politique africaine de la France ».

Osé

Le 9 novembre, Emmanuel Macron achève une visite dans les Émirats lorsqu’il annonce qu’il se rend en Arabie Saoudite, où cinq jours plus tôt le Premier ministre libanais Saad Hariri a annoncé sa démission surprise. Une semaine plus tard, M. Hariri arrive à Paris puis annonce à l’Elysée son retour au Liban, où il reprendra son poste de Premier ministre. En remerciant son « ami » Macron.

Fan

« Johnny était à vous, Johnny était à la France », déclare Emmanuel Macron en prononçant le 9 décembre l’éloge funèbre de Johnny Hallyday sur le parvis de La Madeleine, devant des milliers de fans éplorés. Le rocker fait « partie des héros français », avait résumé trois jours plus tôt le président lors d’une visite à Alger éclipsée par l’annonce du décès de la star à 74 ans.

Plaideur

Dans les bains de foule interminables qu’il affectionne, Macron cherche souvent la joute verbale avec ses opposants, tant il veut convaincre. Le 14 mars, interpellé par des retraités qui se plaignent de la hausse de la CSG, il réplique : « Si je ne fais pas cet effort pour ceux qui travaillent, il n’y aura personne pour payer vos retraites ».

Source :

ouest-france

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