Coupe du monde: Humilité, responsabilités, Mbappé… Les bonnes leçons de tonton Blaise Matuidi

Finalement, on a toujours besoin d'avoir un Blaise avec soi.

Blaise Matuidi en conférence de presse à Istra, pendant la Coupe du monde

 

Tonton est de retour. Mis sur le banc samedi, dont Didier Deschamps l’a fait sortir quand il a vu que ça ne tournait pas rond au milieu, Blaise Matuidi a été choisi par le staff pour venir en conférence de presse, lundi à Istra. Presque un aveu de sa très probable titularisation jeudi contre le Pérou. Un match de Coupe du monde se gagne aussi avec des grognards. « On ne va pas me demander de faire des passements de jambes et des sombreros, moi je fais ce que je sais faire », a-t-il dit. C’est-à-dire aller au charbon.

Ce qui fonctionne sur le terrain se ressent aussi dans les mots. De sa venue devant les médias, on a retenu trois passages intéressants, qui en disent un peu plus que ce qu’il n’y paraît.

La jeunesse n’est pas une excuse

« Les plus anciens sont importants pour recadrer des choses, mais il n’y a pas qu’eux. Chacun a son mot à dire, sa part de responsabilité, pour faire avancer l’équipe et s’améliorer. C’est important qu’on discute tous entre nous. On est 23, il y a des jeunes, des moins jeunes, mais on est tous dans le même bateau. On a gagné ensemble, tout n’a pas été parfait mais on va s’améliorer pour que ça se passe mieux ».

Lâchons un peu Mbappé

« Moins décisif dans les matchs importants ? Il ne faut pas oublier qu’il n’a que 19 ans. C’est très fort ce qu’il fait pour son jeune âge, on doit le protéger par rapport à ça. On a l’impression qu’on parle de lui comme s’il avait des années et des années derrière lui. Très peu de joueurs ont fait ce qu’il réalise à son âge. Il faut être un peu souple… L’équipe de France, encore plus à la Coupe du monde, c’est le plus haut niveau qui soit. Il a aussi le droit d’être moins bien parfois, c’est normal. On est là pour être derrière lui, lui donner des petits conseils parfois, et lui pour donner le maximum. Parfois ça marche, parfois ça marche pas ».

Alerte boulard ?

« On n’avait pas besoin de ce match [contre l’Australie] pour savoir que ce serait compliqué à chaque fois. On a cette humilité. Je ne sais pas comment vous voyez ça de l’extérieur, mais je peux vous dire qu’à l’intérieur du groupe, on est humbles. On est conscient de nos qualités et de nos défauts. La victoire ne vient jamais en claquant des doigts. Etre la meilleure équipe sur le papier ne veut rien dire ».

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