Barrières anti-SDF à Paris. Polémique après le tweet d’un sans-abri

Un homme dort à même le sol dans les rues de Paris, au mois de janvier 2017.

 

La mairie de Paris a annoncé, ce mardi 26 décembre, le retrait de barrières considérées comme un dispositif anti-SDF, dans le 19e arrondissement de la ville. Une photo de l’installation, diffusée par un sans-abri sur les réseaux sociaux, a suscité l’indignation des internautes. Toutefois, selon le maire de l’arrondissement, François Dagnaud, le dispositif était prévu pour préserver l’accès d’une bouche d’aération qui n’émet pas de chaleur.

Dimanche 25 décembre, la photo de barrières installées sur des bouches d’aération, rue de Meaux, dans le 19e arrondissement de Paris, a suscité de nombreuses réactions de colère des internautes. Elle a été postée sur Twitter par Christian Page, un sans-abri.

L’homme a rapidement été contacté par Matthieu Lamarre, conseiller en communication d’Anne Hidalgo, la maire de Paris, via son compte Twitter personnel. « Merci pour votre signalement » lui a-t-il indiqué. « La Maire de Paris a aussitôt diligenté une enquête. Il s’est avéré que ces barrières ont été posées il y a 7 ans, « pour éviter les squats » (sic). Anne Hidalgo a demandé qu’elles soient retirées sans délais. »

Selon lui, « la Ville de Paris ne pratique pas les installations dites « anti-sdf » ».

Retrait « sans délais »

L’installation des barrières aurait été motivée par la multiplication des nuisances, à en croire certains habitants du quartier interrogés par France Bleu.

« La pose de ces grilles a été portée à notre connaissance hier via les réseaux sociaux », explique ce mardi la mairie de Paris à France info. « Dès que nous en avons eu connaissance, Anne Hidalgo a demandé leur retrait sans délais. »

Le maire d’arrondissement dément

François Dagnaud, le maire PS du 19e arrondissement a répondu à la polémique, indiquant pour sa part que le dispositif avait été « installé il y a plus de 5 ans pour préserver l’accessibilité d’une bouche CPCU (Compagnie parisienne de chauffage urbain, N.D.L.R.) », en accompagnant son message du hashtag « #Désintox »

« En fonctionnement normal, aucune émission de chaleur à cet endroit », ajoute-t-il, avant de préciser qu’un gymnase est ouvert dans son arrondissement pendant les fêtes « pour mettre à l’abri ceux qui ont en besoin ».

En mars dernier, des associations avaient dénoncé la multiplication dans les grandes villes de mobilier urbains « hostiles » pour éloigner les SDF et les migrants. Début décembre, la Fondation Abbé Pierre et Emmaüs Solidarité ont lancé le hashtag ##soyonshumains ainsi qu’un site internet, pour répertorier ces installations.

Source :

ouest-france

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