SDF : Julien Denormandie assure ne pas chercher à “minimiser les chiffres”

Source : europe1

 

Le secrétaire d’État auprès du ministre de la Cohésion des territoires avait été très critiqué pour avoir évoqué le chiffre de 50 hommes isolés dormant dans la rue en Île-de-France.

Opération déminage pour Julien Denormandie. Invité du Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI, le secrétaire d’État auprès du ministre de la Cohésion des territoires a assuré dimanche que le gouvernement ne cherchait pas à “minimiser” le nombre de SDF dans la rue.

Tollé. S’il doit ainsi s’expliquer, c’est que Julien Denormandie a tenu des propos qui ont fait bondir nombre d’observateurs et d’associations, mardi, sur France Inter. Interrogé sur le nombre de SDF qui dorment dehors, il avait avancé le chiffre d'”à peu près une cinquantaine d’hommes isolés en Île-de-France”. Cela avait suscité un tollé, jusqu’à Louis Gallois, président de la Fédération des acteurs de la solidarité, qui s’est ému dans le JDD, qualifiant ces propos d'”insupportables”.

Rétropédalage. Mais Julien Denormandie assure avoir été mal compris. Le chiffre des 50 correspondait au “nombre de personnes qui appellent le Samu social de Paris en fin de journée et à qui on dit ‘nous ne sommes pas en capacité de vous offrir un hébergement'”, a-t-il expliqué dimanche. “Ce chiffre évidemment, évidemment, ne correspond pas au nombre de personnes qui dorment dans la rue. Les associations donnent un chiffre” de 2.000 à 3.000 sans abri dormant dans la rue, “ils sont certainement plusieurs milliers, je n’ai aucune raison de les contredire”, a ajouté le secrétaire d’État.

“La rue, ça tue.” Interpellé sur les propos du député LREM de Paris, Sylvain Maillard, qui avait affirmé le 5 février que “même dans les cas de grand froid, certains SDF ne souhaitent pas être mis à l’abri”, Julien Denormandie s’est désolidarisé. “Ces propos, je ne suis absolument pas en phase avec cela. Être dans la rue ce n’est pas une situation choisie, c’est une situation subie, la rue ça tue.” Pour autant, il a souligné qu'”aucun gouvernement n’a ouvert autant de places d’hébergement d’urgence [que le sien]. C’est plus 13.000 places depuis le 1er novembre”, et “si vous prenez le dispositif d’hébergement d’urgence plus le dispositif d’accueil des demandeurs d’asile, c’est plus de 220.000 places qui sont ouvertes, c’est l’équivalent de la ville de Rennes”.

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europe1

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