Pourquoi Nicolas Dupont-Aignan ne se ralliera plus au Front national

Source : europe1

 

Le leader de Debout la France veut réussir l’union des droites, quitte à prendre quelques distances avec le Front national.

D’une franche alliance pour battre “un banquier aventurier” à une fin de non-recevoir. S’il a rallié Marine Le Pen avant le second tour de la présidentielle, Nicolas Dupont-Aignan a depuis décidé qu’il ne ferait pas liste commune aux élections européennes de 2019. Lors du Conseil national de Debout la France, qui se tient samedi, le président du mouvement du parti de droite avait l’occasion de confirmer son refus d’une alliance avec le Front national l’année prochaine.

Avantagé par les divisions à l’extrême droite. Car en moins de neuf mois, le leader de “DLF” a donc tourné le dos au parti de Marine Le Pen après avoir formé un tandem de “patriotes” avec elle. L’idée était même de devenir son Premier ministre en cas de victoire. La suite est connue : un débat raté pour la présidente du FN, moins de 40% des voix au second tour de la présidentielle et une grande période de flou côté frontiste.

C’est une union libre, je n’ai pas vocation à être vice-président du Front !

Depuis mai, Nicolas Dupont-Aignan a pris du recul, à l’abri de défections majeures comme Marine Le Pen a pu en vivre avec le départ de son bras droit Florian Philippot, parti lancer ses Patriotes. La députée du Pas-de-Calais comptait, elle, retrouver une dynamique grâce à une nouvelle alliance avec “NDA” pour les européennes de 2019. “Pas question de jouer les roues de secours. Je ne fais pas dans le ravalement de façade”, répliquait-il pour justifier sa décision de refuser la main tendue du FN, mi-janvier. “C’est une union libre, je n’ai pas vocation à être vice-président du Front !”, clame-t-il à nouveau dans les colonnes du Parisien, samedi.

De Wauquiez à Maréchal-Le Pen. Car Nicolas Dupont-Aignan a une ambition : miser sur la relative apathie du FN et les tiraillements internes chez Les Républicains pour s’imposer comme l’homme qui pourrait réaliser l’union des droites en vue de 2022, une situation dont il “rêve toujours”. De Laurent Wauquiez à Marion Maréchal-Le Pen en passant par Henri Guaino, la mouvance voulue par l’ancien maire de Yerres représenterait un spectre assez large de la droite anti-Macron, avec des accents d’extrême droite.

Quelle place a Marine Le Pen dans ce schéma ? Même si NDA veut a priori faire cavalier seul pour les européennes de 2019, les discussions ne sont pas rompues pour autant avec la dirigeante du FN. “On a intérêt à s’entendre. Nos sorts sont liés”, dit-il au Parisien. Et désormais, il veut parler d’égal à égal avec elle.

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europe1

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