Les transports au cœur de la bataille entre la Ville de Paris et la région Ile-de-France

Source : lemonde

 

Mal conçue pour certains, en rodage pour d’autres, la Métropole du Grand Paris (MGP), créée pour entraîner la croissance de l’Ile-de-France, est un moteur qui tousse. Et sa population aussi. Rien ne sert de simplifier son organisation institutionnelle, comme l’envisage Emmanuel Macron, si ce n’est pour que les 7 millions d’habitants qui vivent dans le cœur métropolitain puissent mieux circuler en transports en commun, à vélo, voire sur la Seine. Et donc mieux respirer.

Au président de la République, qui l’a conviée à l’Elysée, le 18 décembre, pour évoquer la réforme du Grand Paris, Anne Hidalgo a fait part de l’urgence, à ses yeux, de revoir le système des transports en Ile-de-France. La maire de Paris décrit une organisation « qui ne marche pas bien », rendant en partie responsable de cette situation Valerie Pécresse, présidente (Les Républicains) de la région et d’IDF Mobilités, l’ex-Syndicat des transports d’Ile-de-France, qui pilote les transports franciliens.

Puisque la métropole « n’a pas de levier de décision en matière de mobilité, elle est entravée dans sa politique pour favoriser les modes de transport en commun ou de circulation doux »,expliquait Mme Hidalgo, le 11 décembre, en marge du vote du budget de la Ville.

Scinder la compétence n’est pas réaliste

La capitale verse 384 millions d’euros à IDF Mobilités. « Là-dessus, on ne décide de rien !, se plaignait-elle. Il n’est pas normal, par exemple, que la MGP ne puisse pas accorder des aides aux artisans qui veulent acheter un véhicule » parce que la région « refuse de lui donner délégation » pour engager cette dépense, ou que, poursuit Mme Hidalgo, la métropole « ne puisse pas décider » pour encourager le transport fluvial.

Source :

lemonde

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