Comment Wauquiez prépare sa contre-attaque contre Macron

Laurent Wauquiez veut s'installer en premier opposant à Emmanuel Macron.

 

Le président des Républicains va mettre en place un “shadow cabinet”, un contre-gouvernement destiné à donner la riposte au chef de l’État et à son gouvernement. Une stratégie qui vise à l’installer dans le rôle de premier opposant à Emmanuel Macron.

Shadow cabinet ? Une pratique anglaise qui consiste pour un parti d’opposition à former un cabinet fantôme, alternatif à celui du gouvernement en place. Chaque membre de ce contre-gouvernement étant chargé de surveiller et de critiquer l’action du gouvernement.

Voilà ce que prépare Laurent Wauquiez. Dès janvier, le nouveau président de LR désignera les noms de ceux qui composeront son contre-gouvernement : une vingtaine de secrétaires nationaux qui auront chacun en charge un domaine ministériel.

Ciotti à la sécurité

Plusieurs noms commencent à circuler : Éric Ciotti à la sécurité, Guillaume Larrivé à la justice, Éric Woerth aux finances… Rien que du classique. Mais Laurent Wauquiez, qui a promis de faire émerger de nouvelles têtes, pourrait créer la surprise en promouvant des députés trentenaires : Émilie Bonnivard (Savoie) à l’agriculture, Annie Genevard (Doubs) à l’Éducation ou Aurélien Pradié(Lot) aux affaires sociales.

Y aura-t-il une place pour Valérie Pécresse ou ses amis ? Les dirigeants de Sens commun, mouvement issu de la Manif pour tous, en seront-ils ? La composition de ce contre-gouvernement permettra de voir quelle orientation Laurent Wauquiez compte donner à son parti et s’il tient sa promesse de « trouver les bons équilibres » et de « respecter les différences ».

Le match Wauquiez-Macron

Cette nouvelle organisation doit aussi permettre à LR d’incarner une opposition plus musclée à Emmanuel Macron. C’est le principal objectif du président de la région Auvergne-Rhône-Alpes depuis qu’il est à la tête des Républicains : replacer la droite comme principale force d’opposition au chef de l’État. Et installer un duel entre le président de la République et lui.

L’objectif est encore loin d’être atteint. Laurent Wauquiez ne bénéficie pas d’une très bonne image dans l’opinion et son parti n’est crédité que de 12 % aux prochaines élections européennes.

Mais les attaques d’Emmanuel Macron contre le président de LR, dans son entretien à France 2 le dimanche 17 décembre, ont été paradoxalement plutôt bien accueillies par la rue de Vaugirard, dans la mesure où elles ont contribué à faire de Laurent Wauquiez un « opposant d’égal à égal ». Comme disait Victor Hugo, « être contesté, c’est être constaté ».

Source :

ouest-france

Be the first to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published.


*


two × one =