Anne Hidalgo plaide pour des transports gratuits à Paris

Source : internet

 

Alors que le Conseil de Paris commence ce matin, la maire de la capitale Anne Hidalgo a annoncé une étude sur la gratuité des transports en commun pour tous. Sans donner aucun chiffre sur ce que cela pourrait coûter, ni qui paierait.

Un coup politique à deux ans des élections municipales? C’est en tous cas un pavé dans la mare des transports lancé hier par la maire PS de Paris Anne Hidalgo, qui a annoncé qu’elle allait lancer «une étude sur la gratuité des transports en commun» pour tous dans la capitale, qui associera des experts français et étrangers. Selon la maire de Paris, la question de la gratuité des transports est l’une des clefs de la mobilité urbaine dans laquelle la place de la voiture polluante n’est plus centrale. «Nous ne sommes plus dans les 30 Glorieuses. Il ne faut pas chercher des solutions dans la boîte à outils d’hier», a martelé Anne Hidalgo sur France Bleu.

Dans cette étude, «il s’agira d’analyser les exemples en France et à l’international», poursuit Anne Hidalgo, qui cite l’exemple d’Angela Merkel et la ville allemande de Bonn comme source d’inspiration. «Il faudra en particulier évaluer s’il existe un modèle économique viable: rien ne dit aujourd’hui que cela est possible», a ajouté prudemment la maire pour qui «la gratuité pour l’usager implique forcément d’identifier d’autres sources de financement». Aujourd’hui, le fonctionnement du réseau de transports en commun à Paris coûte 10 milliards par an. Sur ces dix milliards, la contribution des usagers représentent 2,8 milliards d’euros. Qui va payer? Impossible de le savoir pour l’instant.

«J’apprends cette volonté de la ville de Paris ce matin, je n’étais pas associée»

Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France.

Valérie Pécresse, présidente de la Région Ile de France et de Ile de France Mobilités, autorité organisatrice des Transports en Île-de-France, précisément chargé des tarifs des transports, a réagi ce matin sur Radio Classique. «Je suis ouverte à toutes les idées neuves d’où qu’elles viennent, a réagi sur Radio Classique la présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse, ajoutant que «j’apprends cette volonté de la ville de Paris ce matin, je n’étais pas associée.» Elle estime que cette étude doit être effectuée sur l’ensemble de la région parisienne. «Il ne doit pas y avoir d’inégalités entre les Parisiens et les habitants de la banlieue. La ville ne peut pas faire cavalier seule, il faut coordonner la réflexion», insiste-t-elle.

«Que la campagne des municipales 2020 commence!», a de son coté réagi dès hier soir le groupe PPCI – pro-Macron ex-LR – du Conseil de Paris. «Pour ceux qui en douteraient, Anne Hidalgo est bien candidate avec une seule promesse: je rase gratis!», a indiqué son président Alexandre Vesperini. Les tentatives ponctuelles d’instaurer la gratuité des transports en commun, régulièrement sujet à réflexion, se sont avérées jusqu’ici plutôt infructueuses. Aux Etats-Unis, la grande métropole de Seattle a ainsi abandonné une telle mesure.

Christophe Najdovski, adjoint EELV aux transports, Jean-Louis Missika SE en charge du développement économique et Emmanuel Grégoire, adjoint PS aux finances, présenteront dans les prochaines semaines le calendrier et le cahier des charges de cette étude, à laquelle seront associés les groupes politiques du Conseil de Paris, majorité et opposition, précise la mairie de Paris. Les conclusions devraient être rendues à la fin de l’année 2018.

Cette annonce intervient alors que le Conseil de Paris doit voter cette semaine la gratuité du passe Navigo dans l’année pour les Parisiens de plus de 65 ans, sous conditions de ressources (jusqu’à 2.200 euros de revenus pour une personne seule). Mme Hidalgo avait annoncé en janvier que quelque 200.000 personnes pouvaient être en mesure de bénéficier de cette gratuité. La mesure coûtera 12 millions d’euros à la Ville de Paris, qui versera cet argent à IDF-Mobilités (ex-syndicat des transports d’Ile-de-France), en charge de la délivrance des passes de transpor

Anne Hidalgo a également évoqué son souhait de réfléchir aux «3000 places de parking qui sont constamment vacantes aux portes de Paris». «Nous réfléchissons à coupler une offre avec le pass Navigo, à 75 euros afin d’offrir aux franciliens la possibilité de laisser leur voiture autour de Paris», argumente-t-elle, ajoutant que seuls deux franciliens sur dix viennent à Paris en voiture pour y travailler. Selon Valérie Pécresse, il n’y aura aucune réduction de la pollution si la gratuité ne concerne que les parisiens. «J’appelle à des mesures compensatoire, mon combat est à la fois environnemental et social, avance-t-elle. La pollution se déplace et ne diminue pas. La déplacer chez les autres dans banlieues plus populaire, n’ est pas civique. Il faut que les automobilistes puisse laisser leur véhicule gratuitement au parking.»

Source :

lefigaro

Be the first to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published.


*


seventeen − one =