Rennes: Plein d’ambitions, le festival Politikos a aussi fait le plein de subventions

Plusieurs voix s’élèvent contre le financement de ce festival, dont la première édition se tiendra du 1er au 4 novembre.

Jean-Michel Djian, président du festival, aux côtés d'Edmond Hervé (à droite), ancien maire de Rennes et président d'honneur du festival.

 

  • Le festival international du film politique Politikos se tiendra du 1er au 4 novembre à Rennes.
  • Pour cette première édition, les organisateurs ont reçu d’importantes subventions de la part des collectivités.
  • Cela n’a pas manqué de faire réagir plusieurs associations et acteurs du monde culturel.

François Hollande, Elio Di Rupo, Manuel Valls, Jean-Yves Le Drian et peut-être même Georges Weah, l’ancien Ballon d’Or devenu président du Libéria en début d’année. Sur le papier, le casting du festival international du film politique Politikos a de l’allure. Pour sa première édition, qui se tiendra du 1er au 4 novembre à Rennes, l’événement entend questionner la mise en scène du pouvoir politique à travers la projection d’une quarantaine de films, séries et documentaires.

« Nous sommes dans une année où il n’y a pas d’élection. On trouvait donc que c’était le bon moment pour s’interroger sur cet exercice du pouvoir alors que l’image en politique n’a jamais été aussi présente », indique le journaliste et producteur Jean-Michel Djian, qui préside le festival.

Une situation jugée « inéquitable » par plusieurs associations

L’arrivée de ce nouveau festival dans le paysage rennais et breton n’a pas manqué de faire réagir les acteurs du monde culturel. En cause, le montant des subventions allouées à Politikos pour sa première édition qui s’élève à 320.000 euros (190.000 euros de la région, 100.000 de la métropole et 30.000 du département), soit plus de la moitié du budget du festival (570.000 euros).

Une somme qui a fait s’étrangler le monde du cinéma en Bretagne cet été. Confrontés à une situation financière de plus en plus serrée, ces acteurs s’interrogent sur le financement « hors-norme » de Politikos et dénoncent une situation jugée « inéquitable ». « Je peux comprendre l’interrogation de ces associations. Mais il n’existait pas cette offre de festival qui a toute sa place à Rennes et en Bretagne, se défend Jean-Michel Djian. Et sans ces aides, ce festival n’aurait pas pu voir le jour ».

Les organisateurs tablent sur 10.000 festivaliers

Interrogé par Le Télégramme, le président de la région Loïg Chesnais-Girard a expliqué que ce financement « exceptionnel » était lié au fait que le festival se lançait. « Si le festival est reconduit, l’accompagnement sera moins élevé », a-t-il assuré.

Un message bien reçu par Jean-Michel Djian. « Il est hors de question que ce festival soit entièrement financé par les pouvoirs publics, indique le journaliste. A nous de faire en sorte que le festival marche et qu’on puisse se débrouiller tout seul. C’est aussi le prix de notre liberté ! ».

Pour sa première édition, les organisateurs tablent sur plus de 10.000 festivaliers avec l’ambition d’inscrire leur événement dans la durée dans la capitale bretonne.

Source :

20minutes

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