Liban: les conséquences économiques de la crise avec Riyad

Source: Internet

 

Saad Hariri est attendu à Paris samedi 18 novembre. Son départ ne met pas fin à la crise, nouveau chapitre du bras de fer entre Riyad et Téhéran. Vendredi, le chef de la diplomatie saoudienne Adel al-Jubeir a de nouveau tancé le Hezbollah pro-iranien. Il a, par la même occasion, rappelé que Riyad était l’un des principaux bailleurs de fonds au Liban. Et c’est là l’une des angoisses des Libanais, que l’Arabie saoudite porte le conflit sur le plan économique.

Depuis la crise ouverte avec la démission de Saad Hariri, on redoute au Liban des sanctions économiques de l’Arabie saoudite. Plus de 300 000 Libanais y travaillent, ils envoient vers leur pays des transferts d’argent importants.

Nadima Imad, une Beyrouthine, s’inquiète pour sa famille. « Mes deux frères travaillent en Arabie saoudite depuis longtemps, ils sont partis à cause de la guerre et du chômage ici. Pour l’instant, il n’y a pas de pression sur eux, mais on ignore ce qui va se passer. Dans tout le quartier, les familles ont des parents expatriés en Arabie saoudite. Si ces gens rentrent au Liban, où travailleront-ils ? Il n’y a pas de travail ici », dit-elle.

Il n’y a pas eu, jusqu’ici, d’expulsions, un scénario redouté. Le Liban craint aussi de faire l’objet de pressions, à la manière du Qatar. Ce sont pour l’heure des spéculations. Mais de façon plus tangible, le secteur économique s’attend à un ralentissement.

« Tout ça va mettre de la pression sur l’économie réelle, et sur les taux de croissance réelle du PIB du pays. Ceci dit, les facteurs de résilience vont faire que la livre libanaise et le secteur financier seraient une fois de plus sauvegardes au Liban », estime Marwan Barakat, économiste et directeur du département de recherches de la Banque Audi.

Le compromis trouvé pour que Saad Hariri se rende à Paris apporte un soulagement tout relatif.

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