Hauts-de-France: Le préfet de région s’inquiète des conséquences d’un brexit dur

Le représentant de l’Etat dans le Nord-Pas-de-Calais a interpellé le ministre de l’Intérieur sur la question de la sécurité aux frontières avec la Grande Bretagne

Un panneau anti-Brexit près de la frontière entre l'Irlande et l'Irlande du Nord.

 

  • Le préfet du Nord alerte sur les conséquences d’un « hard brexit ».
  • La réapparition des visas poserait la question de la fluidité aux frontières.
  • Le représentant de l’Etat prévient aussi sur les formalités imposées aux entreprises.

Deux ans après que les Britanniques se sont prononcés pour une sortie de l’Union européenne (brexit), les négociations entre Bruxelles et Londres sont au point mort. Si les pourparlers n’aboutissaient pas avant l’échéance de mars 2019, les deux parties pourraient se séparer sans accord. Une éventualité qui poserait, notamment, la question des modalités de transit des personnes et des marchandises au travers des frontières. Un point qui inquiète Michel Lalande, le préfet des Hauts-de-France, lequel s’en est expliqué auprès de Gérard Collomb, ministre de l’Intérieur, dans une note révélée par Le Monde.

Le retour des visas

Même si l’on n’en est pas là, un « hard brexit », impliquerait de revoir les règles qui régissent à l’heure actuelle la circulation des biens et des personnes entre la Grande Bretagne et l’Europe. Là où une simple carte d’identité suffisait pour les ressortissants de l’UE, il faudrait le cas échéant ajouter un visa et, par conséquent, des contrôles plus longs aux postes de douane. Ainsi, le préfet met en avant son souci de garantir l’ordre public, notamment dans les villes portuaires du Nord et du Pas-de-Calais.

Selon le représentant de l’Etat, le retour des visas serait davantage problématique pour les voyageurs empruntant le tunnel sous la Manche car il faudrait « sortir des véhicules, contribuant à congestionner fortement les capacités d’accueil, déjà très limitées, sur chaque site ».

Des centaines de recrutements nécessaires

Pour ne pas se retrouver à attendre des heures pour traverser la frontière, il faudrait donc augmenter de façon significative les effectifs de policiers et de douaniers. La note estime à 250 le nombre d’agents de la police aux frontières (PAF) qu’il faudrait recruter. Pour la Douane, le chiffre donné est de 195 fonctionnaires supplémentaires.

Michel Lalande alerte, par ailleurs, sur les conséquences pour le monde économique. Les entreprises françaises qui travaillent avec le Royaume Uni devront, toujours en cas de « hard brexit », se plier à la tâche fastidieuse des formalités douanières. De la paperasserie qui concerne tout de même 32 millions de personnes et plus de quatre millions de camions par an pour les deux ports régionaux et le Tunnel selon nos confrères.

Source :

20minutes

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