Examen psychiatrique: Marine Le Pen dénonce “une manœuvre politique”

Marine Le Pen voit dans l'ordonnance d'une expertise psychiatrique à son encontre la preuve d'un acharnement judiciaire, orchestré selon elle par le pouvoir politique.

Marine Le Pen - YANN COATSALIOU

 

Elle dit être “tombée de sa chaise” en apprenant que la justice avait ordonné son examen psychiatrique dans le cadre de sa mise en examen pour avoir diffusé des photos d’exaction de Daesh. Ce dimanche sur Europe 1, Marine Le Pen a vivement critiqué la procédure lancée à son encontre, estimant que “le fait de [la] soumettre à une expertise démontr[ait] l’imbécillité de la base juridique qui utilisée” contre elle. La présidente du Rassemblement nationale voit dans cette expertise une preuve d’un acharnement judiciaire orchestré par le pouvoir politique.

“On veut me condamner à tout à prix”, fulmine-t-elle.

Marine Le Pen fait référence à l’article 706-47 du Code de procédure pénale, et explique que “le parquet ne trouvait pas d’article du code pour me poursuivre”. “Le parquet dépend du pouvoir politique et le pouvoir politique lui a donné ordre de me poursuivre”, clame-t-elle, entonnant la ritournelle victimaire déjà en vogue lorsque son parti s’appelait encore “Front national”.

“L’article pour lequel on me poursuit est un article qui sert à poursuivre des détraqués sexuels, des pervers, des prédateurs sexuels, des psychopathes”, insiste Marine Le Pen.

Automatique

La présidente du Rassemblement national, qui a annoncé son refus de se soumettre à cette expertise, oublie cependant de préciser que l’article en question renvoie directement à l’article 227-24 du Code Pénal, qui, lui, sanctionne “le fait soit de fabriquer, de transporter, de diffuser par quelque moyen que ce soit et quel qu’en soit le support un message à caractère violent, incitant au terrorisme, pornographique ou de nature à porter gravement atteinte à la dignité humaine”. En conséquence de quoi l’article 706-47-1 du Code de procédure pénale, qui prévoit cet examen psychiatrique, s’applique systématiquement.

Quand bien même, l’avocate de formation fulmine, et déplore que “tout soit bon” selon elle “contre l’opposition, pour nous empêcher de faire de la politique”. Marine Le Pen fait notamment référence à la saisie de deux millions d’euros de subventions publiques dans l’affaire des emplois présumés fictifs au Parlement européen, qui place le parti en grande difficulté financière. Après son appel, le Rassemblement national sera fixé mercredi prochain sur ce dossier.

Source :

bfmtv

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