Funérailles privées pour le criminel de guerre Praljak

Slobodan Praljak est mort d'une insuffisance cardiaque provoquée par une forte concentration de cyanure de potassium dans le sang.@ AFP

 

Le criminel de guerre croate de Bosnie, qui s’est suicidé en avalant du cyanure au TPIY mercredi, aura des funérailles privées, a annoncé samedi son avocate.

Le criminel de guerre croate de Bosnie Slobodan Praljak, qui s’est suicidé en avalant du cyanure au Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) mercredi, aura des funérailles privées, selon son propre souhait, a annoncé samedi son avocate.

Dans une lettre sous scellés remise à sa famille il y a des années pour être ouverte à sa mort, Slobodan Praljak a déclaré vouloir que ses funérailles soient privées, a indiqué son avocate, Nika Pinter. “La lettre n’était en aucun cas liée à ce qui est arrivé mercredi”, a-t-elle souligné.

Coup de théâtre en pleine audience. Dans une scène surréaliste mercredi, Slobodan Praljak a avalé une fiole de poison devant les juges stupéfaits du TPIY à La Haye, qui venaient de confirmer sa condamnation à 20 ans de prison pour des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité commis pendant la guerre en Bosnie (1992-1995). L’homme de 72 ans a été emmené en urgence à l’hôpital, où il est mort le jour même.

Mort d’une insuffisance cardiaque. Les résultats préliminaires de l’autopsie ont montré vendredi que Slobodan Praljak est mort d’une insuffisance cardiaque provoquée par une forte concentration de cyanure de potassium dans le sang. Le quotidien croate Vecernji list a rapporté de son côté que le Croate de Bosnie voulait être incinéré au cimetière de Mirogoj, le plus important de Zagreb, pour que ses cendres y soient dispersées.

Malgré sa condamnation par le TPIY, Pralkaj a été salué en héros par de nombreux Croates. “Je crois qu’il ne voulait pas que ses funérailles se transforment en un rassemblement de masse, un cirque (…), afin d’éviter de possibles abus” à des fins politiques, a indiqué Me Pinter. “Il voulait simplement être avec sa famille.” L’avocate a dit qu’elle ne savait pas quand le corps de Slobodan Praljak serait transféré des Pays-Bas. Malgré la confirmation de sa condamnation pour sa participation à “une entreprise criminelle commune” d’épuration ethnique aux dépens des Bosniaques en 1993 et 1994, Slobodan Praljak, ancien haut responsable militaire des Croates de Bosnie, a été salué en héros par de nombreux Croates, en Bosnie comme en Croatie.

Source :

Europe1

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