Un trafic d’armes «hors-norme» démantelé en France : 1900 armes saisies

Après deux ans d’enquête, 1 900 armes de tous types ont été saisies. Le réseau s’alimentait auprès de collectionneur peu prudents.

Des dizaines d'armes ont été saisies par la Section de recherches d'Angers à l'issue d'une enquête de plusieurs mois.

 

C’est sans doute la plus importante saisie d’armes réalisée en France depuis près de 20 ans : 1 900 pistolets-mitrailleurs, fusils d’assaut ou mitrailleuses lourdes mais aussi un lance-roquettes et des explosifs qui ont été « sortis » du marché après une enquête de la Section de recherches d’Angers (Maine-et-Loire).

Les deux hommes à la tête de ce réseau, deux cinquantenaires, au passé criminel chargé, ont été arrêtés et mis en examen et écroués. Fusil d’assaut FAMAS, M16, Skorpio, Mac 10, autant d’armes très prisées par le grand banditisme qui a réussi à infiltrer le milieu des collectionneurs peu scrupuleux et peu regardants, pour se procurer des armes à bons prix. Des armes rarement neutralisées comme la réglementation l’impose pour la collection.

L’enquête a commencé en septembre 2016 lorsque deux jeunes sont découverts en possession d’une arme de poing lors d’un banal contrôle routier au Mans (Sarthe). Et de fil en aiguille, c’est une vaste organisation criminelle qui va être démasquée par la SR d’Angers.

Fusils d’assaut, armes de poing et pistolets-mitrailleurs

Une première série d’interpellations est intervenue entre février et novembre 2017, qui permet notamment de retrouver un pistolet-mitrailleur Beretta volé au commissariat de Bobigny (Seine-Saint-Denis) en 1999. Puis en décembre 2017, une opération est menée sur 29 départements pour cerner « les acheteurs » du vendeur principal, souvent des collectionneurs.

Et la dernière phase menée dans toute la France sur 54 départements qui a mobilisé cette semaine pas moins de 700 gendarmes et permis de mettre en cause un second revendeur. Cette seconde opération a permis de retrouver 30 fusils d’assaut de tous types et notamment de fabrication récente et 250 armes de poing et, cerise sur le gâteau, une cinquantaine de pistolets-mitrailleurs.

En tout, depuis septembre 2016, la gendarmerie a retiré 1 900 armes de tous types qui « alimentaient les milieux de la criminalité » sous couvert de collection. Un trafic qui a permis aussi de saisir 350 000 euros issus de ces reventes d’armes chez les deux principaux revendeurs qui depuis deux ans ne vivaient que de ce trafic qualifié par la gendarmerie d’« exceptionnel et hors norme ».

Source :

Le parisien

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