Cavale de Redoine Faïd : des perquisitions menées dans l’Oise

La police a mené mercredi matin des perquisitions dans l'Oise chez des proches de Redoine Faïd pour tenter de retrouver la trace du spécialiste des évasions.

Des policiers inspectent le tour d'une voiture abandonnée le 1er juillet 2018 par Redoine Faïd

 

Deux mois après la spectaculaire évasion du braqueur Redoine Faïd de la prison de Réau (Seine-et-Marne), des perquisitions ont été menées dans l’Oise, mercredi 5 septembre, pour tenter de retrouver sa trace.

Ces perquisitions, qui se sont déroulées dans plusieurs localités, dont Creil, Méru et Compiègne, ciblaient des membres de l’entourage familial de Redoine Faïd, selon des sources proches de l’enquête, confirmant une information de franceinfo. Les enquêteurs n’ont procédé à aucune interpellation.

L’opération a été menée par une cinquantaine de policiers de la Police judiciaire de Versailles et de l’office central de lutte contre la criminalité organisée.

Selon une source proche de l’enquête, les policiers n’espéraient pas arrêter mercredi matin ce “roi de la belle” qui a deux évasions à son actif, mais cherchaient plutôt à savoir s’il avait pu avoir des contacts avec des membres de sa famille.

Redoine Faïd a été condamné en avril à vingt-cinq ans de prison pour son rôle “d’organisateur” dans un braquage raté en 2010, qui avait coûté la vie à une policière municipale en région parisienne, Aurélie Fouquet.

Course-poursuite et interpellation manquée fin juillet

Redoine Faïd s’était évadé de la prison de Réau le 1er juillet, en quelques minutes à peine, aidé par un commando armé arrivé dans l’enceinte du centre pénitencier en hélicoptère. Quelques jours plus tard, le dernier véhicule connu à bord duquel le fuyard pourrait avoir pris place avait été retrouvé dans le nord de la région parisienne. Puis le 10 juillet, les enquêteurs ont mis la main au nord de Paris sur un sac contenant notamment des armes, des cagoules et une disqueuse qu’ils soupçonnent d’avoir appartenu au commando.

Enfin, le 24 juillet, le fugitif de 46 ans a échappé de peu aux forces de l’ordre, dans le Val-d’Oise. Une course-poursuite avec des gendarmes s’est terminée dans le parking d’un centre commercial de Sarcelles où Redoine Faïd et son complice ont abandonné leur voiture et réussi à s’enfuir. Des fausses plaques d’immatriculation et des explosifs factices ont été découverts dans le véhicule.

Sous le feu des critiques de l’opposition, la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, a reconnu fin juillet, lors de la présentation du rapport de l’inspection générale de la justice, commandé dans la foulée de l’évasion, “une série de dysfonctionnements” à la prison de Réau.

Des filins seront installés au-dessus de la cour d’honneur, où s’était posé l’hélicoptère, entre autres adaptations. L’administration pénitentiaire avait également été pointée du doigt, jugée “insuffisamment réacti[ve]” par l’inspection. Le transfert de Redoine Faïd avait en vain été demandé par la Direction interrégionale d’Ile-de-France, qui avait noté une “menace sérieuse [de] passage à l’acte” de la part du détenu. “La réponse a tardé”, avait tancé la garde des Sceaux.

Source :

france24

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