80 km/h : le baroud d’honneur des opposants

Le Premier ministre a signé ce vendredi le décret réduisant la vitesse maximale autorisée sur les routes nationales et départementales. Les opposants veulent croire qu’il est encore possible de faire marche arrière.

Plusieurs rassemblement contre la baisse de la vitesse sont prévus un peu partout en France dans les prochains jours et à Paris, le 30 juin.

 

Aucun doute, le 80 km/h sera appliqué dans trois semaines. Édouard Philippe en a signé le décret ce vendredi. Pourtant, les opposants ne désarment pas. C’est le cas de Vincent Descœur, député (LR) du Cantal. Sa proposition de loi pour adapter la vitesse maximale au cas par cas sera examinée jeudi par l’Assemblée même si elle n’a aucune chance d’aboutir.

« Beaucoup de mes collègues, y compris du parti LREM, se sont prononcés dans la presse locale contre l’abaissement généralisé de 90 à 80 km/h. Mon texte est l’occasion pour eux de sortir de leur posture politicienne et prendre en compte les préoccupations de leurs administrés », veut croire l’élu du Cantal.

Il est vrai que la belle discipline du parti présidentiel s’est un peu fissurée sur le 80 km/h. La mesure divise jusque dans les rangs du gouvernement. Le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb – qui sera chargé de faire respecter cette nouvelle disposition du Code de la route — y est opposé. Mi-mai, lors d’une réunion publique, il avait préféré prendre un « joker » plutôt que de s’exprimer sur le sujet.

« La vie ne se réduit pas à règle de trois »

Depuis son annonce en janvier, la décision estparticulièrement critiquée dans les territoires rurauxoù les routes concernées sont plus nombreuses et les transports en commun souvent moins performants. « C’est un peu la double peine », pointe le député Vincent Descœur, qui fustige les « technos » qui calculent qu’abaisser la vitesse de 10 km/h ne fait presque pas perdre de temps.

Source :

Le parisien

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