“Four more years !” : à Richmond, le grand retour d’Obama en politique

Source: Internet

 

Barack Obama est de retour dans l’arène politique. Ce soir, il a soutenu la candidature au poste de gouverneur de deux démocrates.

L’ancien président a fait jeudi soir son grand retour politique, en prenant part à deux meetings de soutien à deux candidats démocrates aux postes de gouverneur en Virginie et dans le New Jersey. Accueilli en fanfare par une foule clamant “four more years”et qui avait patienté plus de six heures pour pouvoir l’apercevoir, Barack Obama était officiellement là pour récolter des fonds, soutenir les candidats de son parti avant les élections du 7 novembre.

Un silence rarement brisé

Depuis qu’il a quitté la Maison blanche, Barack Obama a bien tweeté quelques messages et communiqués désapprobateurs concernant Donald Trump, au sujet du Muslim Ban ou du détricotage de l’Obamacare. Mais cette fois, il est de vive voix venu soutenir l’alternance à Donald Trump. Il faut dire, que l’enjeu est de taille. “Il y a seulement deux grosses élections cette année (aux Etats-Unis), pour le poste de gouverneur du New Jersey et celui de Virginie”, explique à l’AFP le professeur de sciences politiques Larry Sabato. “Tout l’enjeu est de décrocher une position avantageuse dans la perspective des élections de mi-mandat”, souligne-t-il.

La prise de parole de ce soir est d’autant plus précieuse qu’elle est devenue rare ces derniers mois. Après s’être offert quelques mois vacances, Barack Obama s’est attelé à la rédaction de ses mémoires, n’a que peu parlé en public et n’a donné pratiquement aucune interview. Les quelques fois où il a estimé devoir briser ce silence, il l’a fait sur des sujets d’importance nationale, comme l’immigration, la couverture santé ou la lutte pour le climat.

Mais en retrouvant jeudi une ambiance de meeting face à des militants, le 44e président américain s’en est donné à coeur joie. Dans le New Jersey, le poste de gouverneur semble promis au démocrate Philip Murphy, qui succéderait à l’impopulaire républicain Chris Christie. “Les démocrates ont devant eux une autoroute pour remporter le New Jersey, donc seule la Virginie fait l’objet d’une lutte disputée”, confirme Larry Sabato, qui enseigne à l’université de Virginie.

“Si le Grand Old Party perd en Virginie, Trump sera largement tenu pour responsable”, analyse Larry Sabato. En revanche, “si les républicains remportent le poste de gouverneur, alors Trump ne sera pas vu comme un boulet pour le parti en 2018”. A Richmond, ancienne capitale des Etats confédérés et actuelle capitale de la Virginie, seul Etat du Sud historique remporté par Hillary Clinton en 2016, Barack Obama soutenait ce jeudi soir le candidat démocrate Ralph Northam.

Bien conscient de l’importance de ce scrutin dans sa stratégie de conserver sa majorité au Congrès, le président Trump a lourdement accusé Ralph Northam de lutter pour un gang de criminels hispaniques en soutenant des villes offrant un sanctuaire aux clandestins. Quant à Ed Gillespie, un ancien conseiller de George W. Bush devenu un lobbyiste millionnaire, il a pour l’instant conservé une distance prudente avec l’imprévisible président républicain, qui lui a pourtant apporté son soutien officiel.

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