Affaire russe. Après les révélations d’un livre, Trump et Bannon s’écharpent

« Steve Bannon n’a rien à voir avec moi ou ma présidence. Quand il a été limogé, non seulement il a perdu son travail, mais il a perdu la tête », a déclaré Donald Trump dans un communiqué.

 

Un livre à paraître mardi, intitulé « Fire and Fury : Inside the Trump White House » (Le Feu et la fureur : A l’intérieur de la Maison blanche de Trump), raconte les coulisses de la Maison blanche depuis l’arrivée de Trump et révèle les dessus de la rencontre entre le fils de Trump et des Russes. Des révélations qui ont provoqué la colère de Steve Bannon, l’ancien stratège de Donald Trump.

La réunion de la Trump Tower, au cœur de l’enquête sur les soupçons de collusion entre l’équipe de Trump et le Kremlin, a suscité la stupeur de Steve Bannon, selon les extraits d’un livre à paraître mardi, intitulé « Fire and Fury : Inside the Trump White House » (Le Feu et la fureur : A l’intérieur de la Maison blanche de Trump), signé Michael Wolff, journaliste au Hollywood Reporter.

Lors de cette entrevue, Donald Trump Jr. a rencontré une avocate russe qui lui promettait des informations compromettantes sur Hillary Clinton, en présence de Paul Manafort, directeur de campagne, et de Jared Kushner, gendre et conseiller de Donald Trump.

Pour Steve Bannon, ancien stratège de Donald Trump, l’entretien qui a réuni en juin 2016 le fils aîné du président, des cadres de son équipe de campagne et des interlocuteurs russes est assimilable à une trahison et « antipatriotique ».

Ces déclarations ont déclenché une riposte immédiate du président américain, qui l’a limogé en août dernier.

« Steve Bannon n’a rien à voir avec moi ou ma présidence. Quand il a été limogé, non seulement il a perdu son travail, mais il a perdu la tête », a déclaré Donald Trump dans un communiqué. « Steve ne représente pas ma base, il n’en a que pour sa personne », a-t-il ajouté.

« Il aurait fallu appeler le FBI »

Paul Manafort a été inculpé en octobre de douze chefs d’accusation, dont conspiration contre les Etats-Unis et blanchiment d’argent.

« Les trois cadres de la campagne ont pensé que c’était une bonne idée de rencontrer un gouvernement étranger à la Trump Tower, dans la salle de réunion du 25e étage, sans avocats. Ils n’avaient pas d’avocats », déclare le sulfureux ex-conseiller du président, selon des extraits consultés par Reuters.

« Même sans penser que ceci n’était pas assimilable à de la trahison, ni antipatriotique, ni une mauvaise merde (« bad shit »), et je pense que c’était tout cela, il aurait fallu appeler le FBI immédiatement », ajoute-t-il.

Selon ce livre, Donald Trump Jr. a réagi à la proposition russe d’un rendez-vous portant sur des informations gênantes pour Clinton en disant : « J’adore ça », dans un courrier électronique.

Don Junior sur la sellette

Limogé en août de l’administration Trump, Steve Bannon ironise sur les compétences des conseillers entourant lecandidat. « Voilà le comité d’experts qu’ils avaient », dit-il. Le patron de presse du site d’extrême-droite Breitbart News prédit en outre un avenir funeste au fils Trump, entendu le mois dernier par la commission du renseignement de la Chambre des représentants.

« Ils vont casser Don Junior comme un œuf, à la télévision nationale », promet-il. Les extraits du livre, qui se fonde sur près de 200 interviews entre autres avec Donald Trump et des responsables de la Maison blanche, ont été révélés dans un premier temps par le journal britannique The Guardian.

Source :

ouest-france

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