Paris : l’Arc de Triomphe tagué par des Gilets jaunes

Les forces de l’ordre et plusieurs centaines de Gilets jaunes se sont affrontés autour du monument.

Photos : msn

 

Dès le début de la matinée, la place de l’Etoile à Paris a été le lieu d’affrontement entre les forces de l’ordre et des Gilets jaunes. Les heurts ont été particulièrement violents autour de l’Arc de Triomphe. Celui-ci, en haut des Champs-Elysées, s’est retrouvé dans les fumées des lacrymogènes.

L’inscription « Les Gilets jaunes triompheront » a même été taguée sur le monument. Depuis la préfecture de police où il était venu soutenir les forces de l’ordre, le Premier ministre Edouard Philippe s’est dit « choqué que l’Arc de Triomphe ait été tagué ».

« C’est la première fois que je viens à Paris, j’avais jamais vu ce bâtiment-là », plaisante un Gilet jaune, chauffeur poids lourd de Saint-Dié-des-Vosges, à la vue du monument baigné par un épais nuage de lacrymogène. Comme de nombreux manifestants parmi les « 1 500 perturbateurs » évoqués par le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, ce quadragénaire était équipé de masque pour se protéger des gaz mais jure qu’il n’avait aucune intention d’en découdre.

Autour de la flamme du soldat inconnu, qui repose sous l’arc de Triomphe, des manifestants casqués et encagoulés ont entonné la Marseillaise, dans un climat extrêmement tendu. « La flamme du soldat inconnu. Voilà ce qu’ils attaquent en ce moment », a dénoncé dans le même temps sur BFMTV Laurent Nuñez, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Intérieur.

Une banderole « Gaulois réfractaires » a également été tendue près du monument, en référence à l’expression utilisée par le chef de l’État Emmanuel Macron pour évoquer la supposée réticence des Français face aux réformes.

Autour du monument, des manifestants ont lancé des pavés sur des camions de gendarmes mobiles lancés à pleine vitesse avenue de la Grande armée où presque tous les commerces étaient fermés.

Aux alentours de midi, le rond-point de l’Étoile avait été évacué et était bloqué par un double cordon policier, repoussant les manifestants les plus virulents vers les avenues adjacentes où des barricades de fortune étaient dressées.

Source :

leparisien

Be the first to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published.


*


fifteen − four =