Effondrement à Marseille : «On a entendu un gros boum»

Deux immeubles se sont effondrés ce lundi, rue d'Aubagne à Marseille. Le premier était muré. Le second était encore habité. Selon la mairie, neuf logements sur douze étaient occupés. Saisie par le procureur, la police tente d'entrer en contact avec les habitants.

Photo : liberation

 

Des deux bâtiments, il ne reste plus qu’un tas de gravats, presque des miettes, qui ont envahi une partie de la rue d’Aubagne. Il était aux alentours de 9 heures ce lundi matin quand les numéros 63 et 65 se sont littéralement effondrés sur eux-mêmes. Dans cette rue très fréquentée du centre-ville de Marseille, non loin du Vieux-Port, où les immeubles sont pour la plupart assez vétustes, des passants racontent avoir«entendu un gros boum» avant qu’un nuage de poussière n’envahisse l’espace. Très vite, la police a installé un large périmètre de protection et procédé à l’évacuation de plusieurs dizaines de personnes, notamment des immeubles et commerces proches des bâtiments effondrés.

Depuis ce matin, près de 70 marins-pompiers, épaulés par des équipes du Samu, s’activent pour sécuriser la zone et rechercher d’éventuelles victimes. Pour l’heure, seuls deux blessés légers, des passants, ont été pris en charge. Si le numéro 63, un immeuble de quatre étages muré depuis assez longtemps, était sous le coup d’un arrêté de péril imminent depuis le 18 octobre, le numéro 65, qui comptait cinq étages, abritait lui douze logements dont neuf étaient habités, selon les informations communiquées dans la matinée par la mairie.

Pour l’instant, la police judiciaire, saisie par le procureur de la République, tente de recenser les habitants de l’immeuble et d’entrer en contact avec eux. Si une équipe cynophile est intervenue rapidement, les secours ont dû interrompre les recherches le temps d’assurer la sécurisation du site. «Une opération très délicate, a précisé le préfet Pierre Dartout, présent sur place avec le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin. Il y a beaucoup de gravats sur la voie publique qui constituent une sorte de pilier qui peut empêcher l’effondrement d’un autre immeuble voisin.» Les secours vont donc d’abord devoir consolider ce mur pour ensuite prendre en charge les gravats et continuer les opérations de recherches de victimes.

Source :

liberation

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