Damso raconte les scènes de guerre qu’il a vécu en Afrique !

Photos : Lesoir

 

« Un jeune africain devenu riche » était en interview ce lundi 3 décembre dans Le Parisien. Et c’est en cette qualité là que Damso est notamment revenu sur les souvenirs qu’il a gardé de son Congo natal (Kinshasa).

Alors qu’il est au cœur d’une tournée triomphale à travers la France (Des Zéniths et un Paris Bercy sold out) le rappeur s’est octroyé une pause afin de se livrer sur sa jeunesse, qui passionne tant son public : « Il y a eu des morts, des tirs, un obus est tombé à coté de moi sur un terrain de basket quand le président est mort. J’ai vu des corps. Cela tirait, je me baissais pour que les rebelles ne nous voient pas. J’ai dû partir à cause des pillages. Mais toute ma vie ne s’est pas passée dans les cris. J’ai aussi de beaux souvenirs en famille » en parlant de son vécu à Kinshasa, puis concernant la Belgique : « Je buvais de l’alcool pour être sûr de ne pas avoir faim. Vivre dehors, ce n’est pas une blague, je n’étais pas habitué à cela, je venais de Kinshasa où ma famille avait des chauffeurs ».

Qu’il s’agisse de la violence qu’il a pu observer quand il était petit ou de son passage de la richesse à la pauvreté, le bruxellois nous a habitué à écrire sur ces sujets dès ses débuts : « J’ai grandi à l’époque des pillages, Les tirs de kalash m’empêchaient de rêver, Rebelles ennemis armés dans les parages, Apeuré à ne plus savoir qui j’étais » (Graine de sablier) ou plus récemment : « La bourgeoisie, j’y ai goûté, 7 000 euros maman touchait, La pauvreté, j’y ai goûté, 700 euros maman touchait » (#Quedusaalvie).

Si les auditeurs les plus assidus de l’artiste n’apprendront pas énormément de cette interview, ceux qui le connaissent moins risquent d’y découvrir un personnage bien plus complexe et réfléchi que l’image que les raccourcis lui prêtent d’habitude. Honnête, franc et direct, il se prête au jeu du journaliste d’un média qui, d’ordinaire, s’adresse à un public différent que celui côtoyé par l’ex-protégé de Booba.

A noter enfin que Damso est sur le point de clôturer sa tournée le 14 décembre au palais 12 de Bruxelles. Une date bien particulière qu’il mentionne dans le dernier morceau de son dernier album : « Je suis fatigué, il est trois heures du mat’, un 14 décembre. J’écris ce texte avec un cognac, des clopes et des cendres » (William). C’est aussi dans ce morceau que l’artiste laissait planer le doute sur la fin de sa carrière.. alors simple hasard pour cette date de fin de tournée ou choix minutieusement choisi pour une annonce d’envergure ? Plus que 9 jours pour le découvrir.

Source :

Rapunchline

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