Coupe du monde : Mikaela Shiffrin sur toutes les disciplines

Photo : bostonglobe.com

 

« Quel va être votre programme cette saison ?

Je vais faire toutes les disciplines mais pas chaque course. Je vais faire tous les géants et tous les slaloms. En vitesse, je ferai les courses où je peux réussir. Il y aura Lake Louise, bien sûr (sa première victoire en descente en 2017). Les semaines qui viennent s’annoncent très chargées. Après Sölden, on rentre à la maison, après on revient en Europe pour Levi, on repart aux États-Unis pour Killington, puis Lake Louise (Canada) et puis il y aura Saint-Moritz en décembre. Ce sera la période la plus intense de la saison. C’est fun. Je me sens bien, je suis fraîche, prête à me battre à nouveau.

Et aux Championnats du monde à Äre, quel sera votre programme ?

Pareil, je me concentre sur la technique. Je ferai sûrement le combiné. Si tout va bien, que je suis reposée, que je m’entraîne bien, j’ajouterai peut-être le Super-G et la descente. L’an dernier, je n’avais pas fait d’épreuves de vitesse aux finales (à Äre) à cause des conditions. Mais les pistes ont l’air fun et toujours bien préparées.

C’est difficile de faire toutes les disciplines. Souvent les skieurs polyvalents ont fini par choisir..Il n’y a pas vraiment de secret. Le plus important, c’est de savoir gérer son état de forme. Toute la saison, j’évalue ma forme physique et mentale. L’an passé, j’ai sans doute un peu trop forcé à Cortina (sortie en super-G) et j’y ai laissé pas mal d’énergie. Derrière, je suis dans le dur à Kronplatz (abandon) et à Lenzerheide (7e en géant et abandon en slalom) et c’était mes dernières courses avant les Jeux. La gestion de la fatigue est la clé parce que quand on fait tout, il y a peu de jours de repos.

Quels souvenirs gardez-vous des Jeux de Corée ?

Il y a eu des bas et des hauts pour moi. L’or en géant est un des plus beaux moments de ma carrière. C’était incroyable. L’argent en combiné était incroyable aussi. Le slalom était un « bas », ça a été dur. Après six jours de reports, après l’or en géant… J’avais pris la décision de savourer ma médaille d’or, d’accepter toutes les sollicitations sans répondre : “Je ne peux pas, j’ai slalom demain”. Je voulais faire les interviews. La journée a été très chargée. J’ai profité à fond et sûrement accumulé de la fatigue pour le jour d’après. La quatrième place en slalom était décevante. Mais en fait, je ne peux pas dire que j’étais déçue à l’arrivée parce que je n’ai rien ressenti du tout. J’étais épuisée. C’est le sport, il faut l’accepter ».

Source :

lequipe.fr

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